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Contrôle et sécurité des ascenseurs |
Le contrôle technique périodique exigé par la réglementation Sécurité des Ascenseurs Existants (SAE) est différent des autres contrôles et vérifications réglementaires, comme par exemple le contrôle technique Spinetta (Loi 78-12 du 04-01-78 « Loi Spinetta »), au sens de l’article L.111-23 du Code de la construction et de l’habitation (CCH), ou encore les vérifications périodiques obligatoires des ascenseurs et monte-charge exigées par le Code du travail, ou par la réglementation sécurité incendie applicable aux ERP et IGH.
Contrôle technique périodique et vérification périodique annuelle : comment s’y retrouver ? Le contrôle technique périodique s’adresse au propriétaire de l’ascenseur. Son objectif est de vérifier la conformité de l’installation aux exigences réglementaires. Ces dernières pouvant évoluer dans le temps, un décalage entre la réglementation et le niveau de sécurité effectivement assuré peut être constaté. Dans ce cas, la conformité n’est pas assurée et le propriétaire d’ascenseurs est tenu de faire réaliser à ses frais les travaux de mise en conformité. La vérification périodique annuelle est une obligation qui incombe à l’exploitant de l’immeuble qui, dans certains cas, peut également être le propriétaire de l’ascenseur. Son objectif est de vérifier le maintien en conformité de l’installation au regard des exigences réglementaires applicables à la mise en service de l’ascenseur, ou après une transformation importante, par exemple après une mise en conformité obligatoire. Lorsque la vérification périodique annuelle se superpose avec un contrôle technique périodique, deux rapports différents doivent être fournis par le prestataire même s’il effectue les deux missions en même temps.  Quand réaliser le contrôle technique ?
Attention ! Le propriétaire de l’ascenseur est passible de l’amende prévue pour les contraventions de 3e classe pour le non-respect de l’obligation d’effectuer le contrôle technique quinquennal.  Sur quels critères choisir son contrôleur technique ? Le contrôle technique SAE doit être confié :
Attention ! L’impartialité et l’indépendance du contrôleur technique sont exigées par La reconnaissance de la qualification et de la compétence du contrôleur technique pour ce type de mission est réglementée par l’article R. 125-2-5. – I du CCH. Cet article précise que le propriétaire peut faire appel à :
Le contrôle technique « supervisé » par une personne disposant d’un certificat de compétence nominatif n’est pas un contrôle réglementaire. L’intervenant doit disposer lui-même d’un certificat de compétence nominatif. Attention ! Le propriétaire de l’ascenseur est passible de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe pour avoir confié le contrôle technique à une personne ne répondant pas à ces exigences.  Quelle est, ou peut être, la mission du contrôleur technique ? Telle que définie par la réglementation SAE, la mission du contrôleur technique peut être regardée sous deux angles complémentaires. Du point de vue du propriétaire, le rapport du contrôleur technique permet de :
Du point de vue des usagers, le contrôle a pour mission de repérer tout défaut présentant un danger pour la sécurité des personnes ou portant atteinte au bon fonctionnement de l’appareil (exigé par l’article R. 125-2-4. c) du CCH).  Comment s’évalue la conformité d’un ascenseur ? Le référentiel d’évaluation de la conformité de l’installation figure à l’annexe de l’Arrêté du 27 juillet 2005 modifiant l’Arrêté du18 novembre 2004 relatif aux contrôles techniques à réaliser dans les installations d’ascenseurs, en prenant en considération le principe de formulation des avis figurant dans l’Arrêté du 1er août 2006. Pour les ascenseurs « CE » (installés après le 27 août 2000), la conformité s’évalue par rapport aux exigences essentielles de sécurité visées à l’article R. 125-1-2, en se basant sur les documents figurant au dossier propriétaire. Dans ce sens, le propriétaire doit s’assurer que les documents contenus dans ce dossier permettent, le cas échéant :
Ces Pour les autres ascenseurs, non marqués CE, la conformité s’évalue par rapport à la présence des dispositifs ou des mesures équivalentes visés aux articles R. 125-1-2 et R. 125-1-3 du CCH. Lorsque le rapport du contrôleur technique mentionne que l’ascenseur est « non conforme », le propriétaire doit faire effectuer les réparations ou les travaux en rapport avec les observations formulées. |
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