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Diagnostic de sites et sols potentiellement pollués |
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Parmi les cibles à protéger, les populations humaines bien entendu, mais également les ressources en eau, les écosystèmes et les biens matériels.    Quant aux usages pouvant être affectés par la présence d’un agent polluant dans les sols, il s’agit des habitations (avec ou sans jardin potager, avec ou sans sous-sol résidentiel, avec ou sans parking souterrain), les crèches et écoles (maternelles, primaires, collège, lycée), les sites dédiés à l’activité commerciale, tertiaire ou industrielle, les espaces verts et les aires de stationnement aérien. Quelles sont les obligations réglementaires en matière de sites et sols pollués ? Pour les sites en passe de changer de propriétaire, l’article L. 514-20 du Code de l’Environnement impose que le vendeur informe de façon écrite l’acheteur de l’exploitation passée sur le site d’une installation soumise à la réglementation des ICPE à autorisation (connue ou non de l’Administration) ainsi que des dangers et inconvénients. Si le vendeur est l’exploitant de l’installation, il doit en outre indiquer par écrit à l’acheteur s’il y a eu manipulation ou stockage de substances chimiques ou radioactives sur le site concerné. Pour les sites ICPE à autorisation ou à déclaration à l’arrêt définitif, l’article R. 512-74-III du Code de l’Environnement oblige l’exploitant à placer son site dans un état qui ne porte pas atteinte à l’environnement. Pour les sites ICPE à autorisation à l’arrêt définitif, l’article R.572-76 du Code de l’Environnement institue l’obligation de réhabilitation du site par l’exploitant en cas de libération des terrains avec changement d’usage.  Que se passe-t-il dans le cas de changement d’usage d’un site ? Si le changement intervient dans le cadre d’un arrêt définitif d’une ICPE à autorisation, l’exploitant doit remettre le site dans l’état prévu par l’arrêté préfectoral initial d’autorisation Exemple : si l’arrêté prévoit que le site est à usage d’activité industrielle, l’exploitant réhabilitera le site pour cet usage. Si le propriétaire a un projet d’un usage différent plus sensible, il ne pourra pas faire supporter le surcoût de dépollution à l’exploitant. L’exploitant ne peut pas se voir imposer une dépollution complémentaire suite à des modifications ultérieures de l’usage du site (article R. 512-78).  Qui est responsable du traitement des sites et sols pollués ? Là encore, la réponse diffère selon le statut du site concerné. Pour les sites en cours de négociation de changement de propriétaire, l’article L. 514-20 du Code de l’Environnement n’oblige pas le vendeur à dépolluer le site. Pour les propriétés des personnes publiques, la loi 2008-776 du 4 août 2008 permet qu’un accord puisse être trouvé sur le coût de la dépollution à la charge de l’acheteur. Pour les sites ICPE à autorisation ou à déclaration à l’arrêt définitif, c’est sur l’exploitant que repose la responsabilité du traitement. Par ailleurs, le Titre IV du Livre V du Code de l’Environnement institue l’élimination obligatoire des déchets nuisibles à la charge de tout producteur ou détenteur. Le détenteur des déchets peut être dans certains cas, le propriétaire du site.  Quels sont les principaux modes de traitement des sites et sols pollués ? Plusieurs techniques peuvent être utilisées selon la nature du site et son environnement, l’état de pollution constaté, l’usage passé et à venir, etc. Parmi ces modes opératoires, on peut citer :
 Dans quel cas ai-je intérêt à faire réaliser une étude de sites et sols pollués ?
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