Performance énergétique, pourquoi initier une démarche d'accompagnement ?

Performance énergétique accompagnementLa production de gaz à effet de serre, le cout élévé et les réserves faibles des énergies fossiles, les engagement de Kyoto, le défi du Grenelle de l’environnement sur le parc existant, compenser l’étalement urbain et le coût des transports par la maîtrise des charges d’exploitation immmobilière, conduisent propriétaires, gestionnaires et utilisateurs à rechercher la diminution de leurs consommations énergétiques et/ou la production d’énergies renouvelables.

 

Quels sont les enjeux de l’amélioration de la performance énergétique ?

Il s’agit collectivement de permettre aux générations futures de satisfaire leurs besoins et individuellement de diminuer ses charges d’exploitation par une approche en coût global. Il s’agit donc d’analyser l’adaptabilité des immeubles aux innovations technologiques actuelles et futures, aux évolutions réglementaires afin de ne pas générer de friches environnementales et préserver la valeur vénale ou commerciale des immeubles anciens et actuels par rapport à ceux réalisés dans 10 ou 15 ans.

 

En quoi consiste la démarche de l’assistant à la maîtrise d’ouvrage (AMO)?

La première étape est le diagnostic initial intégrant l’intérêt des parties prenantes (propriétaires, exploitants, urbanistes, élus, riverains…), les caractéristiques du site (climatologie, énergies distribuées…) et celles de l’immeubles (nature, ancienneté et destination des constructions et installations, procédés généraux de la construction, DPE...).

Cet état permet de calibrer la potentialité du projet avant de procéder à un diagnostic énergétique approfondi (études des consommations selon scenarii, simulation thermique dynamique, recherches de fuite par thermographie infrarouge, diagnostic des installations…) afin de proposer les orientations et les objectifs du programme.

Ensuite, il importe de définir le cahier des charges énergétique auquel concepteur et bureaux d’études proposeront des réponses. Il s’agit bien d’organiser un dialogue entre AMO et Maître d’œuvre, entre la défense des objectifs et celle des solutions afin d’apporter une véritable valeur ajoutée au donneur d’ordre.

Les solutions étant validées, la démarche s’inscrit dans la gestion et le pilotage du projet jusqu'à sa réception.

Enfin une phase d’analyse et de tenue des indicateurs pendant l’exploitation montreront la pertinence des solutions mises en œuvre.

 

Quelles sont les principes incontournables de la démarche ?

Indépendance de la conception : L’AMO pour être crédible doit défendre les objectifs issus de l’étude de faisabilité et vérifier la pertinence des solutions proposées par les concepteurs et BET. Les reconnaissances externes de SOCOTEC contribuent à garantir cette indépendance.

Vision technique multi-domaines : Fixer des objectifs d’amélioration de la performance énergétique nécessite tant une vue généraliste de la construction que le savoir faire de spécialistes dans des domaines techniques les plus variés (gros œuvre, façades, matériaux isolants, menuiseries extérieures, étanchéité, génie électrique, génie climatique, gaz, énergies renouvelables, éolien, photovoltaïque, toiture végétalisée….). L’AMO devra disposer, rassembler et coordonner cette compétence multi-domaines.

Capitalisation d’expériences : Aujourd’hui l’amélioration de la performance énergétique est issue d’immeubles prototypes plus que de la réglementation et de l’industrialisation des procédés. Le Grenelle de l’environnement précise : « inciter d’abord, obliger ensuite ». De ce fait l’AMO doit disposer d’un réseau et d’expériences suffisants pour les capitaliser sur les nouveaux projets.

Transversalité de la démarche : L’amélioration de la performance énergétique impacte toutes les phases du projet (faisabilité, orientation, programmation, conception, réalisation, réception, exploitation) et beaucoup de domaines techniques. L’AMO doit être le plus transversal et matriciel possible pour conduire à bien le projet de son client.

Politique d’adaptabilité : La réglementation évolue, l’innovation technologique également, le cout de l’énergie est grandissant, certaines solutions ne sont pas encore connues aujourd’hui et d’autres ne sont pas encore rentables en coût global sur une durée raisonnable. L’état de maintenance d’un immeuble est une courbe décroissante quant celle des besoins d’usage est croissante. Laisser l’écart se creuser revient à générer des friches énergétiques. Dès la conception les programmes se  doivent d’être réfléchis en potentiel d’adaptabilité et d’évolutivité à travers des plans d’amélioration dépassant la simple maintenance pour bénéficier des évolutions conjoncturelles et/ou technologiques.

Une démarche progressive, continue : Compte tenu de l’adaptabilité sus évoquée, en phase exploitation, il est nécessaire de fixer des rendez-vous périodiques (3 à 7 ans) pour mesurer de façon objective et indépendante l’écart de maintenance et d’usage afin d’améliorer de façon continue la performance de l’immeuble.

Indicateurs de performance : Pour mesurer l’atteinte des objectifs, il convient de définir en amont les indicateurs de mesure qui deviennent un indice énergétique de performance si la régularité et l’indépendance de la mesure sont avérées.