Energie Industries

La modélisation, élément clé des études de danger

ven 05/02/2016 - 12:31

Basée sur des calculs plus ou moins complexes, la modélisation permet d’évaluer les conséquences d’une situation de danger associée à un risque et de mettre en œuvre les mesures adaptées. Et cela en vue d’améliorer la sûreté des installations industrielles et ainsi limiter leurs impacts sur l’environnement.

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Fondée sur les principes d’amélioration continue du niveau de sécurité des installations, instruite par l’inspection des installations classées, l’étude de danger est la clé de voûte de la démarche sécurité des entreprises industrielles. Tous les établissements comptant des activités susceptibles de générer un risque, directement ou par effet de cascade, y sont réglementairement tenus.

L’objectif de l’étude de danger est de recenser les sources de risques internes et externes, d’évaluer leurs conséquences, leur probabilité d’occurrence, ainsi que de décrire des dispositifs de prévention et des moyens de secours. Et ceci, dans une logique de réduction des risques, du risque technologique (accident industriel et nucléaire, explosion, pollution chimique, fuite de substance toxique, transport de matières dangereuses), au risque de malveillance (vol, infraction, terrorisme), en passant par le risque naturel (séisme, tempête, inondation, mouvement de terrain).

La modélisation au service de la prévention

Pour mener et instruire les études de danger, les responsables de la gestion des sites et installations à risques au sein des entreprises industrielles et dans les préfectures peuvent s’appuyer sur différentes méthodologies, au premier rang desquelles la modélisation.

L’intérêt du recours à la modélisation dans les études de danger dépasse la simple contrainte réglementaire. La modélisation vient en effet nourrir des stratégies globales de prévention des risques, tant pour les installations et les sites que pour leurs environnements.

De quoi s’agit-il précisément ? La modélisation repose sur la simulation de situations ou de phénomènes, dans le but d’évaluer précisément les conséquences d’un danger et de proposer des mesures de prévention. Ainsi, dans le cas d’un site abritant un réservoir de matériau chimique, il s’agira de scénariser différents niveaux de pression, les risques de rupture associés, d’évaluer les conséquences de l’onde de pression sur le site et son environnement et de définir les types de protections (talus, colline, enceinte) à mettre en place pour limiter les effets du phénomène.

Interfaces numériques et logiciels de calcul

La modélisation va mobiliser des interfaces numériques de représentation graphique (visualisation 3D, animation dynamique), ainsi que des logiciels de calcul plus ou moins puissants. Le calcul est en effet la pierre angulaire de toute modélisation dans les études de danger.

Les calculs qui peuvent aller du plus simple au plus savant, selon la complexité des modélisations. Pour aider aux évaluations les plus empiriques, ne nécessitant que quelques éléments en données d’entrée, des organismes comme l’INERIS (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques) proposent une importante documentation et des outils mathématiques génériques. Mais le risque étant, par définition, une réalité multi-physique à puissants ressorts systémiques, il peut nécessiter des algorithmes extrêmement élaborés, sur des ordres de grandeurs très conséquents.

Accompagnement sur tout ou partie de la chaîne

Les entreprises peuvent se faire accompagner par des organismes spécialisés dans l’évaluation et la prévention du risque, qui les conseilleront sur tout ou partie de la chaîne : connaissance de la réglementation et de ses évolutions régulières, définition des bons codes référentiels, élaboration des contrats (contrats commerciaux ou de normes sécurité), mobilisation des expertises en calcul, contrôle de l’exactitude des notes de calcul, construction des dossiers risques, obtention des homologations.

Car les enjeux soulevés sont de taille. Au-delà de l’obligation réglementaire, il s’agit bien pour les professionnels de la gestion du risque de consolider au maximum leurs études de dangers et de prévenir au maximum les risques pour la société et son environnement, dans une logique de responsabilité sociétale des entreprises.

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