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    Lasergrammétrie terrestre & LiDAR aérien : le duo gagnant pour capturer la réalité en 3D

    La lasergrammétrie est une technique de relevé 3D sans contact qui utilise des faisceaux laser pour mesurer avec précision les coordonnées spatiales de surfaces complexes.

    Définition : qu’est-ce que la lasergrammétrie ?

    La lasergrammétrie (ou scan 3D au laser) consiste à balayer une scène à l’aide d’un faisceau laser et à calculer, pour chaque retour, une distance par temps de vol. En conjuguant cette mesure avec deux angles (azimut / site) et l’assistance d’une centrale inertielle, l’appareil attribue à chaque impact des coordonnées X-Y-Z. Le résultat ? Un nuage de points extrêmement dense, prêt à devenir la matière première d’un jumeau numérique.

    Cette méthode se décline :

    Mode

    Support

    Champs d’action

    Terrestre statique

    Scanner monté sur trépied

    Architecture, industrie, patrimoine

    Mobile / SLAM

    Scanner à main ou sur véhicule

    Points d’accès difficiles, intérieurs

    LiDAR aérien

    Drone, avion, hélico

    Topographie de grande surface, forêt, corridor linéaire

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    samantha damant

    Samantha DAMANT

    Responsable vente France et international, SOCOTEC Monitoring

    Responsable vente France et international, SOCOTEC Monitoring

    samantha.damant@socotec.com

    Comment ça marche ?

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    1. Émission d’impulsions

    Des milliers de pulses laser sont envoyés chaque seconde dans toutes les directions (jusqu’à 360 °).

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    2. Réception et chronométrage

    L’instrument chronomètre le temps de retour et convertit ce délai en distance.

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    3. Correction d’assiette

    Une IMU corrige en temps réel les micro-mouvements pour garantir la verticalité du faisceau.

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    4. Colorisation

    Des caméras RGB intégrées projettent une texture photo sur le nuage, ajoutant contexte et réalisme.

    Certaines têtes LiDAR récentes, comme la Zenmuse L2 sur drone ou le RTC360 sur trépied, dépassent aujourd’hui 1 à 2 millions de points par seconde tout en tenant dans un sac à dos.

    Flux de production d’un relevé 3D terrestre

    Étape

    Objectif principal

    Repérage & formalités

    Visite du site, validation des documents sécurité (PPSPS, protocoles, etc.)

    Plan de scan

    Définir l’emplacement théorique des stations, le pas de point, la résolution et la qualité attendue

    Acquisition

    Positionner le scanner, veiller à la stabilité, garder un environnement dégagé et fixer des cibles de raccordement

    Contrôle sur site

    Assemblage sommaire des stations pour vérifier la cohérence, rescanner si nécessaire

    Traitement bureau

    Fusion précise des différents nuages, nettoyage des artefacts, recalage dans le référentiel du projet

    Livrables

    Export LAS / E57, coupes, orthophotos, maquette 3D ou BIM

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    Pourquoi choisir le scan laser ?

    Atout

    Ce que cela vous apporte

    Vitesse

    Capture de millions de points en quelques minutes ; un vol LiDAR couvre plusieurs kilomètres en un seul passage.

    Précision

    Tolérances centimétriques en aérien, sub-centimétriques sur trépied.

    Sécurité

    Relevé à distance, sans contact direct avec l’ouvrage ni intervention dans les zones à risque.

    Exhaustivité

    La densité de points offre un relevé intégral (pas de zone « oubliée »).

    Polyvalence

    Un même nuage sert à la topographie, au calcul de volumes, au contrôle de déformation ou à la modélisation BIM.

    Panorama des solutions (exemples)

    Besoin

    Matériel type

    Caractéristiques phares

    Scan statique haute précision

    Leica RTC360

    2 M pts/s, pré-alignement automatique, HDR intégré

    Scanner compact

    Leica BLK360 (2 gén.)

    Scan + sphère photo en 20 s, format poche

    Mobile / SLAM

    Leica BLK2GO

    Capture en marchant, nuage temps réel sur tablette

    LiDAR drone

    DJI Zenmuse L2 sur Matrice 350 RTK

    < 5 cm (V), caméra 4/3, 5 retours, workflow DJI Terra

    (Toutes les marques citées appartiennent à leurs détenteurs respectifs.)

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    SCAN 3D / LASERGRAMMÉTRIE terrestre

    Domaines d’application : bâtiment, patrimoine, ferroviaire, ouvrages d'art

    cementyscapteurs-lasergrammetrie
    • Bâtiment & BIM : relevé As-Built, gestion de clashs, calcul de surfaces.
       
    • Génie civil : terrassement, cubature de stockpiles, suivi de stabilité de talus.
       
    • Patrimoine : numérisation d’édifices, archivage 3D, expertises pré-restauration.
       
    • Environnement & forêt : MNT sous canopée, estimation de biomasse, suivi d’érosion.
       
    • Industrie & énergie : jumeaux numériques d’usines, modélisation de conduites, contrôle d’emprises.
    • Bâtiment & BIM : relevé As-Built, gestion de clashs, calcul de surfaces.
       
    • Génie civil : terrassement, cubature de stockpiles, suivi de stabilité de talus.
       
    • Patrimoine : numérisation d’édifices, archivage 3D, expertises pré-restauration.
       
    • Environnement & forêt : MNT sous canopée, estimation de biomasse, suivi d’érosion.
       
    • Industrie & énergie : jumeaux numériques d’usines, modélisation de conduites, contrôle d’emprises.

    En résumé

    Qu’il soit posé sur un trépied, porté à la main ou embarqué sous un drone, le scanner laser transforme l’environnement physique en un jumeau numérique fiable, dense et colorisé. Rapide, sûr et polyvalent, la lasergrammétrie s’impose comme l’outil idéal pour tous les métiers qui veulent mesurer, comprendre et décider à partir d’une réalité 3D fidèle.

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    Témoignage vidéo | Scan to BIM

    • Video Helene Rouillon

      Hélène ROUILLON - Consultante BIM, SOCOTEC Digital

      La méthode qui transforme un bâtiment existant en maquette 3D BIM fidèle, à partir d’un simple relevé scanner
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    Questions fréquentes liées à la lasergrammétrie

    En quoi consiste la lasergrammétrie par drone ?

    La lasergrammétrie par drone combine un capteur LiDAR aérien (Light Detection and Ranging) embarqué sous un drone avec un système GNSS-RTK et une centrale inertielle. Le résultat : un nuage de points géoréférencé couvrant plusieurs dizaines d'hectares en un seul vol, avec une précision verticale inférieure à 5 cm.

    Cette approche excelle là où le scanner terrestre atteint ses limites. Toitures inaccessibles, falaises, corridors ferroviaires ou zones inondées deviennent cartographiables sans qu'aucun technicien ne s'y rende physiquement.

    Contrairement à la photogrammétrie aérienne, le LiDAR drone pénètre la végétation grâce à ses multiples retours d'impulsion — jusqu'à 5 retours simultanés sur des têtes récentes — révélant le sol nu sous la canopée. Un atout décisif pour les études hydrologiques ou la détection de réseaux enfouis.

    Quelle est la différence entre le scan 3D et la photogrammétrie ?

    Les deux méthodes produisent des modèles 3D, mais leurs principes sont radicalement différents. Le scan 3D mesure des distances par émission laser active, tandis que la photogrammétrie reconstitue la géométrie d'un objet à partir d'une série de photos prises sous différents angles par une caméra numérique.

    Concrètement, la photogrammétrie exploite les valeurs RVB de chaque pixel pour calculer, via des logiciels dédiés, la position des points en surface de l'objet. Le résultat est visuellement très réaliste, mais la grande précision métrique reste l'apanage du scan laser, notamment dans les zones à faible contraste ou à luminosité variable.

    Le champ de vision et les conditions d'utilisation diffèrent aussi : la photogrammétrie s'adapte bien aux relevés topographiques aériens à grande échelle avec un budget matériel plus accessible, alors que les capteurs laser excellent dans les environnements sombres, les tunnels ou les structures industrielles complexes où la lumière ambiante est insuffisante.

    Quels sont les inconvénients de la photogrammétrie ?

    La photogrammétrie présente plusieurs limites concrètes que les professionnels rencontrent régulièrement sur le terrain. Sa dépendance aux conditions lumineuses est la plus contraignante : par temps nuageux, à l'intérieur d'un bâtiment ou sous une végétation dense, la qualité des photos se dégrade et fausse directement la reconstruction 3D.

    Les surfaces uniformes ou réfléchissantes — comme le métal poli, le verre ou le béton lisse — posent également problème. Les algorithmes de corrélation d'images peinent à y trouver des points d'appui suffisants, générant des lacunes ou des déformations dans le modèle final.

    Le temps de traitement informatique reste aussi un frein. Contrairement aux systèmes de mesures laser qui produisent un nuage de points directement exploitable, la photogrammétrie nécessite une phase de calcul longue, parfois plusieurs heures pour un chantier de taille moyenne.

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    Responsable vente France et international, SOCOTEC Monitoring

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    samantha.damant@socotec.com