La lasergrammétrie est une technique de relevé 3D sans contact qui utilise des faisceaux laser pour mesurer avec précision les coordonnées spatiales de surfaces complexes.
Définition : qu’est-ce que la lasergrammétrie ?
La lasergrammétrie (ou scan 3D au laser) consiste à balayer une scène à l’aide d’un faisceau laser et à calculer, pour chaque retour, une distance par temps de vol. En conjuguant cette mesure avec deux angles (azimut / site) et l’assistance d’une centrale inertielle, l’appareil attribue à chaque impact des coordonnées X-Y-Z. Le résultat ? Un nuage de points extrêmement dense, prêt à devenir la matière première d’un jumeau numérique.
Cette méthode se décline :
Mode | Support | Champs d’action |
Terrestre statique | Scanner monté sur trépied | Architecture, industrie, patrimoine |
Mobile / SLAM | Scanner à main ou sur véhicule | Points d’accès difficiles, intérieurs |
LiDAR aérien | Drone, avion, hélico | Topographie de grande surface, forêt, corridor linéaire |

Contactez nos experts
Comment ça marche ?
1. Émission d’impulsions
Des milliers de pulses laser sont envoyés chaque seconde dans toutes les directions (jusqu’à 360 °).
2. Réception et chronométrage
L’instrument chronomètre le temps de retour et convertit ce délai en distance.
3. Correction d’assiette
Une IMU corrige en temps réel les micro-mouvements pour garantir la verticalité du faisceau.
4. Colorisation
Des caméras RGB intégrées projettent une texture photo sur le nuage, ajoutant contexte et réalisme.
Certaines têtes LiDAR récentes, comme la Zenmuse L2 sur drone ou le RTC360 sur trépied, dépassent aujourd’hui 1 à 2 millions de points par seconde tout en tenant dans un sac à dos.
Flux de production d’un relevé 3D terrestre
Étape | Objectif principal |
Repérage & formalités | Visite du site, validation des documents sécurité (PPSPS, protocoles, etc.) |
Plan de scan | Définir l’emplacement théorique des stations, le pas de point, la résolution et la qualité attendue |
Acquisition | Positionner le scanner, veiller à la stabilité, garder un environnement dégagé et fixer des cibles de raccordement |
Contrôle sur site | Assemblage sommaire des stations pour vérifier la cohérence, rescanner si nécessaire |
Traitement bureau | Fusion précise des différents nuages, nettoyage des artefacts, recalage dans le référentiel du projet |
Livrables | Export LAS / E57, coupes, orthophotos, maquette 3D ou BIM |
Besoin d'un relevé 3D précis pour un jumeau numérique ?
Pourquoi choisir le scan laser ?
Atout | Ce que cela vous apporte |
Vitesse | Capture de millions de points en quelques minutes ; un vol LiDAR couvre plusieurs kilomètres en un seul passage. |
Précision | Tolérances centimétriques en aérien, sub-centimétriques sur trépied. |
Sécurité | Relevé à distance, sans contact direct avec l’ouvrage ni intervention dans les zones à risque. |
Exhaustivité | La densité de points offre un relevé intégral (pas de zone « oubliée »). |
Polyvalence | Un même nuage sert à la topographie, au calcul de volumes, au contrôle de déformation ou à la modélisation BIM. |
Panorama des solutions (exemples)
Besoin | Matériel type | Caractéristiques phares |
Scan statique haute précision | Leica RTC360 | 2 M pts/s, pré-alignement automatique, HDR intégré |
Scanner compact | Leica BLK360 (2ᵉ gén.) | Scan + sphère photo en 20 s, format poche |
Mobile / SLAM | Leica BLK2GO | Capture en marchant, nuage temps réel sur tablette |
LiDAR drone | DJI Zenmuse L2 sur Matrice 350 RTK | < 5 cm (V), caméra 4/3, 5 retours, workflow DJI Terra |
(Toutes les marques citées appartiennent à leurs détenteurs respectifs.)

SCAN 3D / LASERGRAMMÉTRIE terrestre
Domaines d’application : bâtiment, patrimoine, ferroviaire, ouvrages d'art
- Bâtiment & BIM : relevé As-Built, gestion de clashs, calcul de surfaces.
- Génie civil : terrassement, cubature de stockpiles, suivi de stabilité de talus.
- Patrimoine : numérisation d’édifices, archivage 3D, expertises pré-restauration.
- Environnement & forêt : MNT sous canopée, estimation de biomasse, suivi d’érosion.
- Industrie & énergie : jumeaux numériques d’usines, modélisation de conduites, contrôle d’emprises.
- Bâtiment & BIM : relevé As-Built, gestion de clashs, calcul de surfaces.
- Génie civil : terrassement, cubature de stockpiles, suivi de stabilité de talus.
- Patrimoine : numérisation d’édifices, archivage 3D, expertises pré-restauration.
- Environnement & forêt : MNT sous canopée, estimation de biomasse, suivi d’érosion.
- Industrie & énergie : jumeaux numériques d’usines, modélisation de conduites, contrôle d’emprises.
En résumé
Qu’il soit posé sur un trépied, porté à la main ou embarqué sous un drone, le scanner laser transforme l’environnement physique en un jumeau numérique fiable, dense et colorisé. Rapide, sûr et polyvalent, la lasergrammétrie s’impose comme l’outil idéal pour tous les métiers qui veulent mesurer, comprendre et décider à partir d’une réalité 3D fidèle.
Besoin d'un relevé 3D précis pour un jumeau numérique ?
Questions fréquentes liées à la lasergrammétrie
En quoi consiste la lasergrammétrie par drone ?
La lasergrammétrie par drone combine un capteur LiDAR aérien (Light Detection and Ranging) embarqué sous un drone avec un système GNSS-RTK et une centrale inertielle. Le résultat : un nuage de points géoréférencé couvrant plusieurs dizaines d'hectares en un seul vol, avec une précision verticale inférieure à 5 cm.
Cette approche excelle là où le scanner terrestre atteint ses limites. Toitures inaccessibles, falaises, corridors ferroviaires ou zones inondées deviennent cartographiables sans qu'aucun technicien ne s'y rende physiquement.
Contrairement à la photogrammétrie aérienne, le LiDAR drone pénètre la végétation grâce à ses multiples retours d'impulsion — jusqu'à 5 retours simultanés sur des têtes récentes — révélant le sol nu sous la canopée. Un atout décisif pour les études hydrologiques ou la détection de réseaux enfouis.
Quelle est la différence entre le scan 3D et la photogrammétrie ?
Les deux méthodes produisent des modèles 3D, mais leurs principes sont radicalement différents. Le scan 3D mesure des distances par émission laser active, tandis que la photogrammétrie reconstitue la géométrie d'un objet à partir d'une série de photos prises sous différents angles par une caméra numérique.
Concrètement, la photogrammétrie exploite les valeurs RVB de chaque pixel pour calculer, via des logiciels dédiés, la position des points en surface de l'objet. Le résultat est visuellement très réaliste, mais la grande précision métrique reste l'apanage du scan laser, notamment dans les zones à faible contraste ou à luminosité variable.
Le champ de vision et les conditions d'utilisation diffèrent aussi : la photogrammétrie s'adapte bien aux relevés topographiques aériens à grande échelle avec un budget matériel plus accessible, alors que les capteurs laser excellent dans les environnements sombres, les tunnels ou les structures industrielles complexes où la lumière ambiante est insuffisante.
Quels sont les inconvénients de la photogrammétrie ?
La photogrammétrie présente plusieurs limites concrètes que les professionnels rencontrent régulièrement sur le terrain. Sa dépendance aux conditions lumineuses est la plus contraignante : par temps nuageux, à l'intérieur d'un bâtiment ou sous une végétation dense, la qualité des photos se dégrade et fausse directement la reconstruction 3D.
Les surfaces uniformes ou réfléchissantes — comme le métal poli, le verre ou le béton lisse — posent également problème. Les algorithmes de corrélation d'images peinent à y trouver des points d'appui suffisants, générant des lacunes ou des déformations dans le modèle final.
Le temps de traitement informatique reste aussi un frein. Contrairement aux systèmes de mesures laser qui produisent un nuage de points directement exploitable, la photogrammétrie nécessite une phase de calcul longue, parfois plusieurs heures pour un chantier de taille moyenne.


