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Commerces de proximité, restaurants, cabinets médicaux, salons de coiffure, petites salles de sport… Les ERP de 5ème catégorie constituent un maillage essentiel du territoire. Longtemps considérés comme soumis à un régime « allégé », ces établissements voient leur cadre réglementaire évoluer significativement.
Entre montée en exigence et simplification administrative, que faut-il retenir ?



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Je veux être contacté par un expertLa sécurité incendie d’un ERP de 5ᵉ catégorie ne peut pas se limiter à la seule vérification des installations de gaz. Si ce contrôle constitue un levier important de prévention, il ne couvre qu’une partie du risque. La sécurité repose sur un ensemble cohérent de mesures : évacuation des occupants, désenfumage, alarmes, éclairage de sécurité, compartimentage, choix des matériaux ou encore conformité des installations électriques et des moyens de secours.
Par ailleurs, le décret n° 2025-1100 du 19 novembre 2025 simplifie certaines démarches pour les ERP de 5ᵉ catégorie sans locaux d’hébergement. La demande d’autorisation d’ouverture au titre de l’incendie est supprimée et, en cas de travaux, seule une description succincte est transmise à l’autorité de police pour information. Cette évolution n’allège pas les exigences techniques : le projet n’étant plus instruit administrativement, la responsabilité de conformité repose davantage sur l’exploitant, avec toujours le même objectif de sécurité à atteindre.
Un ERP (Établissement Recevant du Public) de 5e catégorie est un établissement dont l’effectif n’atteint pas les seuils fixés pour les catégories 1 à 4. Il appartient au 2ᵉ groupe, tandis que les quatre premières catégories relèvent du 1er groupe.
Un ERP de 5e catégorie sans locaux à sommeil ne comporte aucun espace d’hébergement (pas de chambres, dortoirs ou internats).
Les seuils varient selon le type d’activité. Par exemple, un établissement de type N (restauration) doit comporter moins de 200 personnes au total pour rester en 5e catégorie ainsi que:
Les ERP regroupent des activités diverses :
Ces établissements représentent plusieurs dizaines de milliers de sites en France.
L’arrêté du 1er décembre 2025, publié au Journal officiel le 14 décembre 2025, modifie le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les ERP (livre III).
Entrée en vigueur :
L’objectif est double :
La réforme structure ainsi deux volets complémentaires :
Le décret n°2025-1100 du 19 novembre 2025 modifie le Code de la construction et de l’habitation (CCH).
Pour les ERP de 5ᵉ catégorie sans locaux à sommeil :
À la place, une description succincte des travaux envisagés doit être transmise pour information.
Cette description peut comprendre :
L’objectif est de désengorger les commissions de sécurité et de concentrer leur action sur les établissements à enjeux plus élevés.
Si cette simplification constitue en apparence un allègement pour les commissions de sécurité, les exploitants endossent une responsabilité accrue au moment du dépôt de l’autorisation d’urbanisme, notamment sur le choix du classement de l’établissement au regard de l’activité envisagée.
Les établissements regroupent en général plusieurs activités, le mode de calcul de l’effectif global de l’établissement peut s’avérer complexe et les seuils d’assujettissement peuvent être difficile à définir.
Exemple : en type L (Salles à usage d'audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples) entre une « salle de quartier » et une « salle de réunion », le seuil pour rester en 5éme catégorie passe de 200 personnes à 50 personnes. Ainsi une erreur sur le choix de l’activité peut entrainer une erreur sur le classement et avoir des conséquences majeures sur l’ensemble du projet.
Les exploitants restent pleinement responsables :
En cas de contrôle ou de sinistre, l’absence d’instruction préalable par la commission de sécurité ne constitue pas une garantie.
La logique évolue : moins de validation a priori, davantage de responsabilité en exploitation.
À compter du 1er juillet 2026, les exigences fonctionnelles applicables à tous types de bâtiments sont modifiées. Les principes fondamentaux restent toutefois inchangés :
Le décret intègre également dans le CCH les définitions relatives à la réaction et à la résistance au feu des matériaux, auparavant dispersées dans différents arrêtés. Par ailleurs, la possibilité de recourir à des solutions d’effet équivalent via des études d’ingénierie de sécurité incendie est précisée. Les justificatifs devront être annexés au registre de sécurité. Ces évolutions renforcent la cohérence réglementaire et la traçabilité des choix techniques.
La réforme ne réduit pas les exigences : elle les structure.
Face à un cadre réglementaire qui se renforce tout en simplifiant certaines démarches administratives, les exploitants d’ERP de 5ᵉ catégorie peuvent se retrouver seuls face à des exigences techniques parfois complexes. Dans ce contexte, l’enjeu est de garder une vision globale de la sécurité incendie, au-delà d’une vérification isolée d’un équipement.
En tant que tiers de confiance, SOCOTEC accompagne les exploitants avec une approche pragmatique : transformer une obligation réglementaire parfois difficile à appréhender en plan d’actions clair, que ce soit pendant les travaux, avant l’ouverture ou en phase d’exploitation.
Selon la configuration et l’activité de l’établissement, les experts SOCOTEC peuvent notamment intervenir sur :
L’objectif est simple : permettre à l’exploitant — qui reste responsable de son établissement — de ne pas être seul face aux exigences réglementaires et de disposer d’un regard indépendant pour sécuriser l’ouverture et l’exploitation de son ERP.



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