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    Approvisionnement, sobriété constructive et économie circulaire

    mar 15/11/2022 - 17:05

    Face au double enjeu de la transition énergétique et de la raréfaction des matières premières ; le secteur de la construction doit se réinventer. Les logiques de sobriété constructive et d’économie circulaire font figure d’orientations indispensables. L’objectif : faire mieux avec moins.

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    Le monde de la construction entre (lui aussi) dans l’ère des raretés. La tension sur certains approvisionnements en matériaux primaires comme le bois ou le sable témoignent du franchissement d’un point de non-retour. Cela est principalement dû à notre surconsommation effrénée des ressources planétaires : chaque année la population mondiale consomme l’équivalent de la capacité de production d’1,75 planètes. A cela se sont ajoutés plusieurs facteurs qui renforcent la crise des ressources que l’on traverse aujourd’hui, comme la pandémie de COVID-19 suivie par la situation géopolitique en Ukraine qui ont entraîné une hausse très importante des coûts des matériaux et de l’énergie. 

    Afin de faire face à ces questions d’approvisionnement, le secteur du bâtiment doit revoir complément sa façon d’envisager l’acte de construire. Pour parer à ces difficultés, la filière doit notamment adopter une approche dont les maîtres mots sont la sobriété et la circularité. Une démarche qui aura aussi comme vertu de réduire considérablement l’impact environnemental du secteur.   

     

    Intégrer l’économie circulaire dans ses projets

    Le principe de circularité doit se penser tout au long du cycle de vie du bâtiment. Il ne se limite pas au seul recyclage des déchets. La démarche de sobriété doit se décliner sur toutes les facettes du projet, et ce dès sa conception : créer des conditions de réversibilité des usages par exemple permettra de transformer facilement un bâtiment vers une nouvelle destination plutôt que de devoir le détruire.

    Les déchets doivent être traités, autant que possible, selon la hiérarchisation suivante :

    ·       La prévention à la production de déchets, en passant en priorité par le réemploi

    ·       La réutilisation

    ·       Le recyclage

    ·       La valorisation énergétique

    ·       L’élimination, en dernier recours si aucune autre voie n’a pu être explorée.

     

    Pour y parvenir le choix des matériaux est déterminant, mais aussi la capacité des éléments structurels à se dissocier et à se démonter.

    La temporalité des projets va ainsi devoir évoluer. Si l’intégration du BIM ou les modes constructifs durables avaient amené une tendance à l’anticipation, l’adoption d’une logique plus circulaire va nécessiter des réflexions et des études en amont beaucoup plus poussées, afin d’obtenir un bâtiment raisonné.

    Mobiliser toute la filière

    L’enjeu est également de mobiliser tout l’écosystème. Pour qu’elle fonctionne l’économie circulaire appliquée au domaine de la construction doit être adoptée à tous les niveaux de la chaine de valeur. Les objectifs doivent être transversaux et partagés entre tous les acteurs, afin de mieux synchroniser l’offre et la demande.

    En effet, l’effort fait sur les chantiers de réhabilitation d’identifier des matériaux de réemploi doit rencontrer une certaine souplesse de la part des maîtres d’ouvrage. Ils devront accepter d’adapter leurs projets et de recourir à la matière déjà disponible.

    C’est tout une logique d’industrialisation du réemploi et des flux d’approvisionnement durable qui doit se créer à l’échelle des territoires mais aussi à l’échelle nationale. La traçabilité de la donnée jouera pour cela un rôle important. Elle doit permettre d’identifier la provenance des matériaux, leurs propriétés, afin qu'ils soient réutilisés.

    Encourager le développement de la circularité

    Cette dynamique doit être également portée par les puissances publiques, qui sont d’une part tenues de montrer l’exemple en intégrant l’économie circulaire à leurs projets mais aussi en créant un contexte réglementaire favorable. La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Economie Circulaire) promue en 2020 introduit des exigences allant dans ce sens, avec par exemple le Diagnostic Produits Equipements Matériaux Déchets (DPEMD) qui valorise le réemploi des matériaux pour allonger leur durée de vie. La mise en œuvre de la filière de responsabilité élargie du producteur (REP) des produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment (PMCB) a aussi pour objectif de responsabiliser les fabricants sur le devenir de leurs produits. La démarche circulaire s’intègre parfaitement à la logique d’écoconception portée par la RE2020, la loi ELAN ou encore la loi Climat et Résilience.

    Depuis quelques années, les experts de SOCOTEC accompagnent le développement de l’économie circulaire, du réemploi et du recyclage, dans le secteur de la construction. Leur expertise technique adossée à leur connaissance des acteurs de la filière, permettent aux experts de SOCOTEC de développer avec vous des solutions concrètes pour répondre aux ambitions durables de vos projets.

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