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Face aux récents effondrements d’immeubles en centre-ville, la loi du 9 avril 2024 instaure un diagnostic structurel obligatoire dans certaines zones à risque. Imposé aux immeubles d’habitation collectifs de plus de 15 ans, l'objet de ce diagnostic est de prévenir les instabilités structurelles et renforcer la sécurité des habitants.
SOCOTEC mobilise ses experts pour accompagner les acteurs du bâtiment dans cette nouvelle exigence réglementaire.



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Je veux être contacté par un expertCes dernières années, plusieurs effondrements de bâtiments d'habitation collectifs en centre-ville ont dramatiquement rappelé les enjeux de sécurité liés à l’état structurel du parc immobilier ancien en France. Marseille, Lille, ou encore Bordeaux ont été le théâtre d’accidents tragiques, pointant du doigt la vétusté de certains immeubles et l’insuffisance des contrôles structurels systématiques. Or, selon une estimation, le parc français de logements compte d’1,5 million de bâtiments d’habitations collectifs, dont 60% ont plus de 50 ans.
Dans ce contexte, la loi du 9 avril 2024 marque un tournant en instaurant un diagnostic structurel obligatoire pour les immeubles collectifs d’habitation de plus de 15 ans, situés dans des secteurs identifiés à risque. Cette nouvelle disposition vise à renforcer la connaissance de l’état des bâtiments anciens, l'objet de ce diagnostic obligatoire est d'anticiper les signes de fragilité structurelle et à éviter les drames humains et urbains.
Le diagnostic structurel est une expertise technique visant à apprécier l’état de conservation et la stabilité d’un bâtiment. Son objectif est d’identifier les désordres susceptibles d’affecter le gros œuvre, les éléments porteurs et les fondations, afin de prévenir tout risque d’effondrement et de garantir durablement la sécurité des occupants. Dans le cadre de la réglementation issue de la loi du 9 avril 2024 et de son décret d’application, cette démarche concerne notamment certains bâtiments d’habitation collectif situés dans des secteurs définis par les communes comme présentant des fragilités potentielles.
Le déroulement de la mission s’appuie sur une méthodologie rigoureuse associant analyse documentaire et inspection sur site. L’expert examine en premier lieu les documents disponibles relatifs au bâtiment qui fait l'objet du diagnostic : plans, historiques de travaux, diagnostics antérieurs, procès-verbaux d’assemblées générales ou encore dossiers techniques. Cette phase est complétée par une visite approfondie des parties accessibles de l’immeuble afin d’observer les éléments constitutifs de la structure et de repérer d’éventuels signes de fragilité. Selon les constats réalisés, des investigations complémentaires peuvent être recommandées pour affiner l’analyse.
Le contenu du diagnostic porte sur l’ensemble des éléments participant à la stabilité de l’ouvrage : fondations, murs porteurs, planchers, façades, balcons, charpentes et autres composants du gros œuvre. L’expert évalue également l’incidence de facteurs extérieurs, notamment l’état des sols, lorsque celui-ci peut avoir une influence sur le comportement du bâtiment. Le rapport recense les désordres observés, analyse leurs conséquences potentielles et formule, si nécessaire, des recommandations de surveillance, de sécurisation ou de travaux.
L’évaluation de la stabilité constitue le cœur du diagnostic structurel. Elle permet d’apprécier la capacité du bâtiment à assurer sa fonction en toute sécurité et d’anticiper les évolutions susceptibles de compromettre sa pérennité. Cette démarche préventive offre aux propriétaires, gestionnaires d’actifs et syndicats de copropriétaires une vision objective de l’état de leur patrimoine, facilitant la programmation des interventions et la prise de décision. En identifiant précocement les fragilités structurelles, le diagnostic contribue à réduire les risques pour les personnes et à renforcer la sécurité du bâti sur le long terme.
Les secteurs concernés par l’obligation de diagnostic structurel sont définis par arrêté municipal, en fonction de plusieurs critères locaux : présence d’un habitat ancien ou dégradé, nature des sols, qualité des matériaux de construction, etc. Une fois les zones délimitées, la commune informe les propriétaires des immeubles et syndicats de copropriétaires par lettre recommandée ou par affichage en mairie. L’arrêté est également annexé au document d’urbanisme.
Dès la notification, les copropriétés disposent de 18 mois pour faire réaliser le diagnostic et transmettre le rapport à la commune.
Le diagnostic s'appuie également sur une inspection visuelle approfondie des parties communes et privatives accessibles et visibles de l’immeuble. Un modèle de rapport standardisé est prévu d’être défini par arrêté pour homogénéiser les pratiques.
Le décret d’application de la loi vient préciser les modalités de réalisation du diagnostic structurel obligatoire. Il s’adresse donc aux immeubles collectifs d’habitation de plus de 15 ans situés dans les zones à risque définies par les communes et doit être renouvelé tous les 10 ans. Le diagnostic structurel vise à statuer sur la stabilité générale du bâtiment et à recommander, le cas échéant, des investigations complémentaires ou des mesures conservatoires.
Le diagnostic s’appuie sur une analyse d’un corpus de documents concernant le bâtiment, mis à disposition par le propriétaire ou le syndicat des copropriétaires :
Un modèle de rapport standardisé a été défini pour homogénéiser les pratiques.

Les exigences de qualification des personnes habilitées à réaliser ces diagnostics structurels sont strictes :
Les opérateurs doivent également attester de leur indépendance vis-à-vis de toute entreprise de travaux, conformément aux exigences d’impartialité liées au rôle de tierce partie indépendante.
Les exigences de qualification des personnes habilitées à réaliser ces diagnostics structurels sont strictes :
Les opérateurs doivent également attester de leur indépendance vis-à-vis de toute entreprise de travaux, conformément aux exigences d’impartialité liées au rôle de tierce partie indépendante.
Le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT), prévu par la loi Climat et Résilience, est un document élaboré par la copropriété pour mettre en place un échéancier des travaux sur une période de 10 ans, notamment pour sauvegarder le bâtiment et son bon entretien.
Le PPPT peut être considéré comme un diagnostic structurel à condition qu’il :
Une vérification attentive de la conformité du PPPT est donc indispensable avant de le présenter comme substitut au diagnostic structurel.
En cas de non-respect de l’obligation dans le délai imparti ou de défaut de transmission, le maire peut faire réaliser d’office le diagnostic aux frais du propriétaire de l'immeuble ou du syndicat, conformément à l’article L543-2 du Code de la construction et de l’habitation.
Face à ces nouvelles obligations, SOCOTEC mobilise ses experts pour accompagner les syndics et propriétaires dans la réalisation conforme et rigoureuse des diagnostics structurels.
Forts de leur indépendance, de leur expertise technique et de l’engagement du Groupe pour la sécurité du bâti depuis plus de 70 ans, les spécialistes de SOCOTEC interviennent en tiers de confiance dans tout le territoire français.



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