Livre blanc – Maîtriser l’eau dans un monde en transition
Comment anticiper les vulnérabilités ? Quels choix d’investissement privilégier ? Comment articuler infrastructures, sobriété, réemploi, pilotage des usages et outils de mesure ?
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Les PFAS (composés per- et perfluoroalkylés) sont un groupe de milliers de molécules synthétiques largement utilisées dans de nombreux domaines en raison de leur caractère hydrophobe et de leur résistance à la chaleur. En raison de leur durabilité, certaines de ces substances peuvent rester présentes dans l'environnement et tout particulièrement dans les nappes phréatiques avec des risques sur la biodiversité des milieux aquatiques et de la ressource eau, contaminer l'eau et les aliments, ce qui suscite des préoccupations quant aux effets sur la santé de ces polluants éternels.
Les PFAS (perfluorés et polyfluorés) sont une classe de produits chimiques utilisés dans de nombreux produits de consommation et dans diverses applications industrielles.
Les PFAS se trouvent dans le monde entier et souvent dans l'eau potable, en particulier près des sites de production ou d'utilisation industrielle. Ils ont également été détectés dans les sols, les sédiments, l'air et divers organismes vivants, y compris les poissons et autres animaux marins. En raison de leur nature persistante, les PFAS peuvent se déplacer sur de longues distances et contaminer des zones éloignées de leur point source initial.
Il convient de noter que la présence et la concentration de PFAS peuvent varier d'un endroit à l'autre. Certaines régions, notamment celles ayant une activité industrielle intensive ou une utilisation fréquente de produits contenant des PFAS, peuvent présenter une contamination plus élevée que d'autres. Il est ainsi essentiel de prendre des mesures concernant la contamination PFAS afin de minimiser leur impact sur l'environnement et la santé humaine.

Le 1er octobre 2024, SOCOTEC a animé un webinaire dédié aux PFAS, à leurs effets sur la santé et à l’encadrement règlementaire en cours de construction au niveau européen et national,
Pour la protection de l'environnement et la santé humaine, l’arrêté du 20 juin 2023 impose, dans des délais très courts à 5000 ICPE soumises à Autorisation, 3 campagnes d’identification et d’analyses des rejets aqueux, uniquement réalisables par un organisme accrédité COFRAC en prélèvements et analyses.
La majorité des installations classées soumises à autorisation sont visées par l'arrêté du 20 juin 2023 dès lors qu'elles utilisent, produisent, traitent ou rejettent des substances per - ou polyfluoroalkylées.
Applicable dès le 28 juin dernier, le texte cible 20 substances PFAS, visées par la directive européenne sur les eaux destinées à la consommation humaine, qui seront obligatoirement analysées (en plus d’un indice total des PFAS – indice AOF). A titre illustratif, d’autres substances pouvant être analysées sont également mentionnées.

Les molécules visées qui contaminent en particulier les eaux sont les suivantes pour les ICPE et STEU :
Les molécules visées qui contaminent en particulier les eaux sont les suivantes pour les STEU :
Les molécules visées qui contaminent en particulier les eaux sont les suivantes pour les ICPE et STEU :
Les molécules visées qui contaminent en particulier les eaux sont les suivantes pour les STEU :
Dans un premier temps, les ICPE concernées doivent établir sous 3 mois, la liste des substances PFAS utilisées, produites, traitées ou rejetées par leur installation, ainsi que des substances PFAS produites par dégradation. L’exploitant tient cette liste à jour à la disposition de l’inspection des installations classées. Si de telles substances ont été utilisées, produites, traitées ou rejetées avant l’entrée en vigueur du présent arrêté, elles sont également mentionnées en tant que telles dans la liste, ainsi que la date à laquelle elles sont susceptibles d’avoir été rejetées.
Passé ces 3 mois, l’exploitant réalise des campagnes d’identification et d’analyse des substances PFAS sur chaque point de rejets aqueux de l’établissement, à l’exception des points de rejet des eaux pluviales non souillées.
Trois bilans 24h sont à réaliser, ces campagnes de mesures sont échelonnées dans le temps en fonction des secteurs d’activités et du nombre d’installations qui leur correspondent.
L'arrêté ministériel du 3 septembre 2025 impose pour les stations de traitement des eaux usées d'une capacité ≥ 10 000 équivalents habitants des campagnes de prélèvement et d'analyse des PFAS.
Nos experts SOCOTEC en mesures environnementales réalisent ces campagnes de recherche et d’identification de PFAS en France.
Les prélèvements sont réalisés sur une durée de 24 heures. Dans le cas où il est impossible d’effectuer un prélèvement proportionnel au débit de l’effluent, un prélèvement asservi au temps ou des prélèvements ponctuels, si la nature des rejets le justifie, sont réalisés. L’exploitant justifie alors cette impossibilité.
Les études des substances chimiques (PFOA, PFOS, etc.) sont réalisées par méthode Indiciaire selon la méthode AOF et donne une estimation PFAS totale en équivalent fluorure.
Enfin la liste des 20 composés standards à rechercher peut être complétée par une liste complémentaire de 8 substances PFAS si celles-ci sont susceptibles d’être ou d’avoir été présentes dans les rejets aqueux de l’établissement.
Nos équipes de spécialistes en mesures environnementales sont accréditées COFRAC et ont déjà réalisé et mis en œuvre de nombreuses campagnes PFAS de ce type, notamment dans le cadre des contrôles inopinés DREAL.
Nos matériels et méthodes ont été validés par des situations tests et blanc d’opérations. Du matériel spécifique (Bidon et tuyaux PE) sera utilisé par exemple pour écarter tout risque de contamination.
Au-delà ou en amont des recherches de PFAS dans les effluents aqueux, SOCOTEC est en mesure de vous accompagner sur votre stratégie globale sur les PFAS avec notamment :

Appelez nous au 09 69 325 625 ou par email :
