Auteur

1 /
À compter du 1er janvier 2026, la sixième période des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) marque un tournant majeur du dispositif. Avec des objectifs renforcés, une ambition climatique accrue et des évolutions réglementaires structurantes, cette nouvelle phase ouvre des opportunités significatives pour le secteur tertiaire.
Décryptage des enjeux, des nouveautés et des leviers à activer pour transformer les obligations réglementaires en projets de performance énergétique durables.



Laissez-nous vos coordonnées afin qu’on puisse vous rappeler.
Je veux être contacté par un expertIntroduits en France par la loi POPE en 2005, les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) constituent l’un des principaux instruments de la politique nationale de maîtrise de l’énergie. Le dispositif des CEE repose sur une obligation imposée aux fournisseurs d’énergie – appelés les obligés – de financer des actions générant des économies d’énergie auprès des particuliers, des collectivités et des entreprises.
Concrètement, les économies d’énergie générées par des actions de rénovation sont traduites en certificats, exprimés en kWh cumac (kilowattheures cumulés et actualisés sur la durée de vie des équipements). Le dispositif s’appuie aujourd’hui sur :
Depuis sa création, cinq périodes se sont succédé, chacune marquée par un relèvement progressif des ambitions. La sixième période s’inscrit dans cette trajectoire, avec une montée en puissance sans précédent.
Le dispositif des CEE est structuré en périodes pluriannuelles. Avant chaque période, l’État fixe un volume global d’économies d’énergie à atteindre. Les fournisseurs d’énergie doivent alors justifier, en fin de période, de la détention d’un nombre suffisant de CEE auprès du Pôle national des CEE (PNCEE). À défaut, des pénalités financières sont appliquées.
Pour atteindre leurs objectifs, les obligés financent ou achètent des certificats générés par des opérations éligibles : rénovation thermique, équipements performants, optimisation des usages énergétiques ou des procédés. Les bénéficiaires – entreprises, collectivités ou particuliers – peuvent ainsi percevoir une prime CEE, venant réduire le coût de leurs investissements.
Isolation, systèmes de chauffage performants, éclairage LED, ventilation, production de froid ou encore rénovation globale : de nombreuses opérations sont couvertes par les fiches CEE.
Les fournisseurs d’énergie peuvent financer directement les projets ou racheter les CEE générés, en contrepartie d’une prime.
Devis préalable, convention, qualification des entreprises, justificatifs techniques : chaque étape conditionne l’éligibilité.
Après contrôle et validation par l’administration, les CEE sont attribués et monétisés. Dans un contexte de renforcement des contrôles et de lutte contre la fraude, la qualité du montage des dossiers devient un facteur clé de réussite.
La sixième période, prévue du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030, est la première à s’étendre sur cinq ans. Elle se distingue par un relèvement significatif des ambitions du programme CEE. L’objectif annuel atteindrait 1 050 TWh cumac, soit une augmentation d’environ 27 % par rapport à la période 2023-2025.
Lors de la 5e période, le secteur tertiaire ne représentait que 14,4 % des volumes de CEE délivrés. Un potentiel encore largement sous-exploité, alors même que les bâtiments tertiaires sont fortement concernés par les obligations réglementaires (décret tertiaire, trajectoires carbone, sobriété énergétique). La sixième période du programme CEE introduit plusieurs évolutions structurantes favorables à ce secteur.
Depuis le 1er janvier 2026, le Coup de pouce chauffage bâtiments tertiaires renforce l’attractivité des solutions bas carbone, en remplacement des systèmes au fioul, au gaz ou au charbon.
Trois fiches bénéficient de bonifications significatives :
Une fiche dédiée à la rénovation globale des bâtiments tertiaires serait en cours de préparation. Elle prévoirait un bouquet de travaux combinant enveloppe et systèmes énergétiques, intégrant jusqu’à 17 fiches CEE bonifiées.
Les principaux principes envisagés :
Cette approche globale vise à maximiser les gains énergétiques réels et la cohérence des projets.
Les bâtiments tertiaires existants depuis au moins deux ans
Les bureaux, commerces et grandes surfaces
L’hôtellerie, la restauration et le tourisme
Les établissements de santé et les bâtiments publics, sous réserve de ne pas avoir été précédemment raccordés à un réseau de chaleur
Pour les acteurs du tertiaire, la 6e période représente une opportunité stratégique :
Dans un contexte de hausse des exigences, la capacité à structurer des projets performants devient un facteur de compétitivité.
Face à la complexité croissante du programme CEE, les experts de SOCOTEC EnergyPro accompagnent les acteurs du tertiaire à chaque étape de leurs projets de performance énergétique.
(EDF, TotalEnergies, Engie…).
Grâce à une approche globale combinant expertise réglementaire, énergétique et technique, SOCOTEC sécurise vos projets, optimise vos financements et contribue à la performance durable de votre patrimoine immobilier.
Le programme Green Trust regroupe l’ensemble des solutions proposées par SOCOTEC allant dans le sens des objectifs définis par la Taxonomie Européenne visant à atténuer les effets du changement climatique. SOCOTEC accompagne ses clients dans leurs démarches de transition écologique. La vaste palette d’expertises de nos experts leur permet d’intervenir tant dans la réduction de la pollution d’un site industriel, la réduction des impacts d’un projet sur la biodiversité, la rédaction de rapports de durabilité, que dans la mise en œuvre de solutions suivant la logique d’économie circulaire.



Laissez-nous vos coordonnées afin qu’on puisse vous rappeler.
Je veux être contacté par un expert